Une merveilleuse arrivée

Mon fils voici le récit de ta naissance, il regroupe mes souvenirs et ceux de ton papa car certaines parties de cette journée spéciale sont un peu flou dans ma tête.

Il est environ 4 h du matin quand je suis réveillée par des douleurs de règles, qui malgré mes changements de positions ne passent pas. Je décide de me lever vers 4h 30 et d’aller marcher dans la salle de bain mais sans trop y  croire ça fait 3 semaines que j’ai de petites contractions comme ça.

Vers 5h ta soeur qui nous a rejoint dans notre lit dans la nuit à un micro réveil et m’appelle, je retourne dans le lit et m’allonge près d’elle le temps qu’elle se rendorme mais la position allongée est très douloureuse. Papa qui m’entend souffler me demande si tout va bien. Je lui répond que j’ai de petites contractions et que je vais prendre un bain voire si ça passe.

Je me pose dans le bain mais les contractions ne passent pas et vers 5h30 je commence à avoir une forte envie d’aller au toilette. Je sors alors vite du bain et me pose sur les toilettes. Je sais alors que la le travail à commencer car pour ta soeur mon corps s’était aussi vidée. Par ailleur je commence à minuter les contractions qui s’espaçent de 2 à 5 minutes.
Je ne vais plus quitter mon « trône » jusqu’au départ pour la mater.

Je gère plutôt bien les contractions, je me remémore tous les conseils d’Ina  May mais aussi ceux de ma sage femme de la MDN et de celle de la préparation bonapace et c’est comme ci elles étaient toutes  avec moi à me soutenir .
A  chaque contraction je pousse et visualise mon col en train de s’ouvrir. Entre chaque  contraction je me replie dans mon lieu imaginaire de sécurité (un chalet avec un feu de cheminée pendant que dehors il neige).

Puis je me rend compte que respirer à chaques contractions ne m’aide pas énormément, et je me rappelle un conseil d’Ina may qui expliquait que pour que le périnée soit détendu il fallait que la gorge le soit alors je commence à faire des « Haaaa » à chaque contraction et ça me fait énormément de bien.

A 6h16 j’appelle la sage femme, celle qui m’a suivi pendant toute ma grossesse m’avait envoyé un texto la veille me précisant qu’elle serai indisponible la veille et jusq’au lendemain après midi. C’est donc l’autre Isabelle qui me dit que vu comment elle m’entend respirer et vu que c’est un 2e on va pas traîner.
Le temps de prendre une douche et de venir, rendez vous à la mater à 7h.

A 6h22 j’appelle Sylvie (la nounou de ta soeur et bientôt la tienne aussi) pour la prévenir qu’on va lui déposer Lucie plus tôt que prévu.
À 6h30 je réveille ton papa en lui disant de prendre un petit déjeuner que c’est pour maintenant.
A 6h48 j’envoie un texto à tes grands parents les prévenant qu’il devront récupérer Lucie ce soir mais aussi ta grand mere qui doit arriver par le train à 18h.
Ton papa a le temps de prendre son petit déjeuner avant que Lucie  ne se réveille. Il l’habille pendant que je continue mes vocalise et change de trône pour celui du bas. Puis il l’emmène chez tata.
A 7h05 nous partons pour la maternité, je suis toujours dans mes vocalises et complètement dans ma bulle. Mais je n’oublie pas de me faire les points de compression de main de la méthode Bonapace
Arrive à la maternité à 7h15 je demande le chemin de la maison de naissance car je n’y suis jamais aller par les urgences.
On m’indique un ascenseur qui nous y emmène. En arrivant Isabelle nous accueille, mais je suis tellement dans la bulle que c’est à peine si je lui dis Bonjour et me dirige vers la chambre que j’ai choisie, la chambre « automne » la plus petite, celle qui offre la même vue sur la tour Eiffel que de chez nous. Et je file m’installer sur le tabouret d’accouchement c’est décidément la position dans laquelle je suis le mieux.

Je demande à ton père d’installer la lampe oeuf qui donne une douce lumière orange et je lance la play liste d’accouchement que j’ai préparée (des musiques de meditations). Isabelle finit d’installer ce dont elle a besoin et me pose le monito, seule concession au protocole, il est sans fil je suis donc libre de mes mouvements mais il me serre désagréablement et je n’aurai de cesse de lui demander de l’enlever.
Elle me propose de  m’examiner et avec ton papa on découvre avec stupeur que je suis déjà à 8.

Je me remet sur le tabouret et elle me propose de me suspendre à l’écharpe accrochée au plafond ce qui me permet d’être mieux positionnée pour t’aider à descendre.
Puis elle me propose de percer la poche des eaux, j’hésite,  je gère plutôt bien les contractions et j’ai peur que percer la poche augmentent l’intensité des contractions et me fasse perdre pied, mais elle me rassure on me disant que ça va accélérer le processus mais pas forcément être plus violent.
J’accepte elle tente alors de le faire de la ou je suis mais elle a besoin d’avoir des points de repères et me demande donc de m’allonger sur le lit. Une fois percée je me sens mieux comme si j’avais un poid en moins et ton papa confirme que c’était bombé et que ça ne l’est plus.
Ton papa et elle ne m’auront posée que quelques questions mais celles ci furent très pénibles car elles m obligeaient à sortir de cet état primal dans lequel j’étais pour faire appel à la partie rationnelle de mon cerveaux et c’était quelques chose de très difficile.

Je ne sais pas comment me remettre après je sais juste que rester allonger n’est pas possible. Elle me propose alors de me mettre à genoux sur le lit avec le ballon devant moi. Puis je sens que ça pousse, elle demande à ton papa de se mette devant moi et de tirer mes bras. Ce qu’il fait et c’est d’une grande aide. Je commence alors à pousser en criant pour m’aider; ce n’est pas plus douloureux juste plus intense, en deux poussées je sens ta tête sortir puis la pousse d’après fait glisser ton corp.

Ça y est tu es sorti. C’est un sentiment exceptionnel de travail accompli. Je sort enfin de ma bulle et la première chose que croise mon regard c’est le visage de ton père. Je crois que je ne pourrai jamais l’oublier il était émue et en même temps fier et admiratif et tellement amoureux.
On te passe entre mes jambes et je peux enfin te regarder et je me sent aussitôt très fier d’avoir fait une telle merveille et je ressent aussitôt cette vague d’amour que j’ai mis tant de temps à avoir pour ta soeur. Isabelle demande l’heure à l’auxiliaire. Il est 8h42 ce 25 juin 2015 et tu es parmis nous mon merveilleux fils et je t’ai mis au monde toute seule de manière naturelle dans un merveilleux endroit entouré de l’amour de ton papa et du soutient d’Isabelle.
Elle t enveloppe dans une serviette chaude, nettoie un peu le lit et s éclipse. Tu rampe vers mon sein et pendant 2 heures on va profiter de toi avant qu isabelle ne revienne pour m’aider à expulser le placenta que je demande à ton papa de prendre en photo. Je veux voir ce qui t’a nourri pendant ces 9 mois.
On a envoyer un texto à la famille et mami demande ton poid et ta taille. On lui répond amusé qu’ici ce n’est pas ce qui prime et qu’on ne sait donc pas encore. Finalement Isabelle te fait les soins presque 3 heures plus tard tu pèse 3,020 kg pour 48,5 cm.
Je l’avais dis que tu serait plus gros que ta soeur malgré tes 2 semaines d’avances.
Ton papa va chercher des croissants pour tout le monde et le reste de la journée se passe dans une bulle de plénitude et d’euphorie.
Je sortirai le soir même aussi fraîche que la Duchesse de Cambridge. Ta soeur te fait un accueil chaleureux comme si tu avait toujours été là.

Le guide de la naissance naturelle, retrouver le pouvoir de son corps et les maisons de naissance

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Suite à mon premier accouchement , certes pas catastrophique mais qui m’a laissé un goût d’échec dans la bouche, j’avais prévenu mon homme que cette fois ce serait la « maison de naissance » de Pontoise ou rien (étant entendu que dans mon esprit le « rien » serait « à la maison » et même s’il ne m’a jamais questionné sur ce rien, il savait pertinemment ce que ça voulait dire). Il fut donc soulagé quand, le bâtonnet annonçant la grossesse à peine sec, je contactais la « maison de naissance » qui me disait que j’avais une place.

Un petite topo sur la « MDN » de Pontoise, vous aurez remarqué que je met des guillemet, en effet comme me l’ont préciser certaine militante pour les AAD sur le groupe facebook « naissance respecté » il n’existe pas à proprement parler de « maison de naissance » tel que définit par l’association européenne des MDN ; le Netzwerk et par le dépôt fait l’INPI en France. Je ne devrai donc pas l’appeler comme ça MAIS c’est à l’heure actuelle son nom, et afin que tout le monde puisse chercher des informations dessus, je continuerai à l’appeler ainsi.

La loi du 6 décembre 2013 ( on a en parlé sur les vendredis intellos ici et la )autorisant l’expérimentation des maisons de naissance s’est basée sur 2 projets « la maison de naissance de Pontoise » et le CALM au bluets. D’après ce que m’a expliqué ma sage femme, la MDN de Pontoise servira finalement d’exemple pour ce que la loi appelle « pôle physiologique » puisque la structure de Pontoise est situé au 4e étage de la maternité (le 1er étant pour le plateau technique, le second pour la PMA et le 3e pour les suites de couches) et non pas « hors la maternité ».

Pour autant, j’ai des amies qui y ont accouché et j’ai pu échanger à de nombreuses reprise avec ma sage femme depuis 7 mois. Ainsi à Pontoise je suis suivi de A à Z par ma sage femme qui sera aussi la le jour de l’accouchement, j’ai son numéros de téléphone quand le travail commencera je l’appelle et on se retrouve à la MDN.

Elles ne sont que deux ce qui fait qu’il y a peu de place, pour autant les conditions d’admissions ne sont pas drastiques (très peu de primipare mais ils prennent des femmes ayant eu des césariennes avant, ou un streptocoque B par exemple) mais il faut appeler dès qu’on sait qu’on est enceinte et ne pas attendre trois mois.

Elles ne sont pas équipée pour la péridural, ou l’épisiotomie et elles font confiance au corps des femmes. Les lumières sont tamisées, les chambres dispose d’un grand lit deux places, d’une baignoire, d’un crochet au plafond auquel pendre une écharpe, d’un ballon. Elles laissent le bébé en peau à peau, pas d’intraveineuse donc pas d’injection d’ocytocine de synthèse ou de glucose puisqu’on peut manger et boire pendant le travail. Elles laisse le cordon s’arrêter de battre avant de clamper et laisse le placenta s’expulser seul. Enfin elles ont des accords (depuis leurs 7 ans d’existence) avec le pédiatre ce qui fait qu’on peut sortir très vite. (j’ai une amie qui a accouché à 10h et est rentrée chez elle à 18h avec un accompagnement du PRADO) bref que du physio…

Je souhaitais donc en savoir plus sur l’accouchement physio et c’est comme ça que j’en suis arrivé à télécharger la version numérique du « guide de la naissance naturelle, retrouver le pouvoir de son corps. »

J’ai été tellement emballée que mon envie d’écrire pour les vendredis intello et revenu afin de vous faire découvrir le magnifique livre d’Ina May Gaskin c’est ici.

« Ce livre est une invitation à découvrir les véritables facultés du corps de la femme pendant le travail de l’accouchement, celles dont elles dont l’expérience dans leur corps, que celles ci soient reconnues ou non par l’autorité médicale. »

Ina May Gaskin est sage femme dans une communauté crée en 1970 par un groupe de 170 hippies idéalistes dans le Tennessee appelé « the FARM ». Elle publie Spiritual Midwifery en 1975 et Bien naitre en 1976,

Au sein de The Farm, nous explique Ina May, les femmes et les jeunes filles n’ont pas peur de l’accouchement ou à peine, elles s’attendent à accoucher par voix basse sans péridurale, forceps, ventouse, épisiotomie ou césarienne. (leur taux de césarienne est de 1,4 % et leur taux d’extraction instrumentale de 0,05% quand dans le reste des Etats Unis ces taux sont respectivement de 31% et 10%) « A the Farm, les femmes savent que le travail peut être douloureux, mais nombreuses sont celles qui savent aussi que le travail et l’accouchement peuvent être extatiques voire orgasmiques ; Mais surtout qu’elles aient souffert ou non pendant le travail, elles ont découvert que, dans la vie d’une femme accoucher est un passage qui apporte un formidable sentiment de puissance » et effectivement c’est le sentiment le plus fort que ce se ressent à la lecture de la première partie du livre plein de témoignage de ces femmes.

En occident les femmes ont peur d’accoucher car dès qu’une femme est enceinte chacune s’empresse de lui raconter les horreurs de son propres accouchements et de ce que leur ont raconté leur amies, aucune ne semblent avoir vécu cette expérience comme une source de sagesse et de puissance.

De la à croire que cette vision de l’accouchement est ainsi car elles ont toutes accouchées à l’hopital il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

La première partie de ce livre est donc plein de témoignages de ces femmes qui sont issus de la première génération de femme accouchant à the Farm, ou de leur fille et belles filles ou encore de femmes américaines qui ont parcouru des kilomètres pour venir accoucher dans leur maison de naissance. Et ce qui ressort de ces récits c’est vraiment le sentiment de puissance qu’une naissance naturel leur donne, d’où l’idée qui est venu titiller ma conscience que si la nature a fait de l’accouchement une telle épreuve, c’est peut être pour montrer aux femmes toutes les ressources qu’elles ont en elles et dont elle n’ont pas conscience, pour leur montrer cette force et cette détermination qu’elles ont afin qu’elles s’en servent pour la phase suivante encore plus difficile qui est celle d’élever un petit d’Homme. Peut être que cette expérience si puissante c’est Dame nature qui chuchote à notre oreille et qui nous dis « fait toi confiance, tu peux le faire, tu va réussir ».

Je vous livre ici quelques extraits de ces témoignages qui m’ont touchés :

Patricia Lapidus 1979 :

« A chaque fois que je sentais une vague arriver, je regardais Don en lui disant : » prêt chéri ? » et il souriait. Je plongeais mon regard dans le sien et on riati. Et tout le monde riait avec nous. J’ai réalisé que c était à moi la femme en trvail, de donner le ton. Quand je décidais d’avoir du bon temps, on en avait tous. J’avais l’impression de surfer sur des vagues gigantesques. »

Diana Janopaul 1998 :

[…] Le changement le plus étonnant, c’est combien je me sens plus forte en tant que personne. Une amie m’a dit un jour qu’après la naissance de son fils elle avait eu la sensation qu’elle aurait pu escalader une montagne. Je croyais qu’elle fesait allusion à comment elle se sentait physiquement, mais maintenant je comprend qu’elle voulait dire beaucoup plus que cel. Elle se sentait investie d’une nouvelle puissance. Mes deux premiers accouchements ne m’ont pas du tout apporté ce sentiment. J’en suis ressortie déprimée, découragée, avec un sentiment d’échec et une déception à peine supportable […](elle a accouché à l’hôpital ou elle a subit deux césariennes pour cause de bébé trop gros sois disant pour le corps médical, son troisième né à the Farm fut pourtant plus gros que les autres).

Suzi Mitchell 1991 :

Cette maman a eu une césarienne pour son premier enfant et était en pleine phase de doute dans une phase difficile de l’accouchement :

[ …] Je n’arretais pas d’esperer que quelqu’un me vienne en aide, ce que Deborah (la sage femme) a fait. Elle est entrée dans la salle de bain et s’est tenue près de la cabine de douche, sapergée par l’eau tandis qu’elle me parlait. Elle me disait que mon travail n’avait pas été vraiment long et je savais de quoi elle parlait vu que la naissance de Joey avait duré longtemps. J’ai réalisé que mon travail se déroulait à merveille et que tout allait magnifiquement bien. J’avais songé à aller à l’hopital pour qu’ils me donnent une potion magique qui ferait partir la douleur. Pendant un instant j’avais oublié qu’à l’hopital, ils vous enlèvent la douleur certes, mais toutes les sensations et le bébé avec.Deborah m’a dit que tout ce que j’avais à faire, c’était de décider ce que je voulais et que le reste suivrait […]J’ai commencé à répeter : « Je crois que je peux le faire. » puis « je sais que je peux le faire »

(Ina May : Juste après que Suzi eut commencé à dire cela, ses mots ont été accompagnés d’un effort expulsif assorti d’un grondement alors que la tête du bébé passait le col de l’utérus. C’était assez spectaculaire.) Après deux contractions, Tom et moi étions suffisamment détendus pour nous embrasser. Nos baisers étaient si déclicieux que je ne les oublierai jamais et qu’ils resteront une source d’inspiration jusqu’à la fin de les jours. Ensuite j’ai commencé à pousser. Ce n’atait pas un effort volontaire. Mon corps à pris le dessus. L’effrot de poussée rendait les contractions bien plus supportables.[…]

Kathleen Rosemary 1973 :

Le travail à commencé mais stagne depuis un certain temps

[…] Pamela et uen autre sage femme ont commencé à me demander si j’avais envie d’aborder un sujet, quelque chose dont j’aurai besoin de parler . Ca c’était le choc. Qu’entendaient elles par la ?

En sondant mes sentiments et mes pensées intimes je fini par trouver quelque chose. Des peurs étaient profondement enfouies en moi sur mon nouveau rôle de mère et sur l’envie et la capacité de David à entretenir cette nouvelle famille.De toute évidence, j’avais besoin de verbaliser ces sentiments pour en libérer mon corps et qu’il laisse sortir ce bébé. Pendant les quelques heureus qui ont suivi, David et moi avons été coaché sur la manière d’améliorer notre facon de nous parler et j’ai sentit qu’un changement s’opérait en lui. Quand à moi j’ai appris que le fait de me plaindre était contreproductif. Cela avait une influence différente sur l’énergie si je me contentais de faire état de mes sentiments et de mes besoins sans blamer quiconque. […] Cette accouchement a été ma première grande occasion de constater que le corps et l’esprit ne font qu’un. Le fait de sentir un changement s’opérer en David et de travailler sur ma propre attitude m’a permis de formuler des affirmations positives et aimantes pour lui dire combien ce bébé et lui comptaient pour moi. Au moment ou j’ai ouvert la bouche et ou j’ai prononcé ces paroles bienveillantes, mon col de l’utérus s’est ouvert.[…]

Rita Winningham 1976 :

[…] Mary Louis a dit les paroles magiques qui ont fait toute la différence pour moi pendant le travail :  « tu es si bonne avec ce bébé ». Elle voulait dire qu’une attitude calme concourrait à une naissance plus facile mais ces ces mots elle a effacé une bonne partie des doutes et des inquiétudes que peut ressentir une mère célibataire[…]

Susy Jenkins Viavant 1983 :

[…] A environ huit centimètre de dilatation, je regrettais de m’être emabrquée dans tout ça. Et puis j’ai compris qu’il fallait que je garde mon attention sur le fait de rester ouverte, de mon esprit jusqu’à mon col de l’uterus, pour être comme un canal par lequel l’energie de vie pouvait passer.[…]

***

La deuxième partie de son livre est consacré à la description des phénomène physiologique qui selon Ina May permette un accouchement sans risque voir même avec peu de douleur à domicile.

Cette partie est donc très interessante pour la futur accouchée que je suis.

Le chapitre 1 souligner le lien entre le corps et l’esprit : ainsi un être humain encore plus une femme qui accouche ressent dans son corps des choses liés à son état psychologique.

Ainsi elle a pu constaté qu’à chaque fois le travail stagne et donc sort de la description des précis d’obstétriques c’est qu’il y avait quelque chose de non dit chez les parturientes, une inquiétude quand à la stabilité du couple ou de la capacité à être mère.

« J’ai découvert que prononcer des mots justes peut parfois détendre les muscles du bassin en permettant de décharger des émotions qui bloquaient effectivement la progression du travail. »

Dans la même optique, elle a aussi découvert le pouvoir de la volonté de la futur maman sur l’avancé du travail : « Au bout d’un moment alors que je faisais un toucher vaginal pour estimer le degré de dilatation de son col de l’utérus, elle dit : « tout ce que je souhaite, c’est m’ouvrir et laisser sortir ce bébé ». A l’instant ou elle prononçait ces paroles son col s’ouvrit de deux centimètres sous mes doigts.

Une ambiance défavorable peut entraver ou faire régresser le travail

Forte de ces découvertes et de sa pratique de sage femme ou elle a pu constater que parfois la présence d’une seule personne peut suffire a entraver le travail si celle ci n’est pas en harmonie avec les sentiments de la mère, Ina May se met à faire des recherches pour comprendre pourquoi aucun précis actuel de gynécologie ne parle de cette regression du travail. Elle s’apercoit alors qu’au XIXe siècle se fait était connu « Il semblerait que certaines femmes puissent faire remonter leur bébé quand elles n’apprécient pas la tournure des événements […] Au XIXe siècle, les médecins n’ignorent pas l’importance de rester en dehors de la chambre d’une femme en travail et de n’y entrer qu’à l’approche de la naissance ou si leur assistance est expressement requise par l’une des accoucheuse.

Un médecin rapporte ainsi qu’une tempete a interrompu le travail d’une patiente pendant 10 jours

Quand on pense aux arrivées impromptus des gynécologues en salle d’accouchement, qui bien souvent s’empressent d’effectuer un toucher vaginal sans même avoir pris le temps de dire bonjour,on ne s’étonne plus d’avoir autant d’extraction instrumental tant le travail a pu être perturbé, il est donc parfaitement aberrant qu’un tel fait connu au XIXe siècle ne le soit plus au XIXe.

Le chapitre 2 explique ce qui se passe pendant le travail au niveau du corps cette fois :

« Aucun autre organe ne peut s’apparenter à l’utérus. Si les hommes avaient un organe comme celui ci, ils s’en vanteraient. Et c’est d’ailleurs ce que nous devrions faire. »

J’ai aimé sa comparaison du col de l’uterus avec un goulot de bouteille et une bourse fermé par un cordon.

Elle rappelle ensuite qu’il est rare que la taille du bassin (ou perlvis) d’une femme empeche la naissance de son bébé (n’oublions pas que la nature est bien faite) cette croyance qu’un trop gros bébé ne pourrait pas passer vient des carences en vitamine D des femmes habitant les villes du XIXe siècle qui causait des déformation du bassin.

Le bassin, tout comme le crane du bébé sont en effet composé de plusieurs os maintenus ensemble par des ligaments qui ont la capacité temporaire de s’etirer.

Elle explique le déroulement des 3 phases de l’accouchement : la dilatation ou travail, puis l’expulsion et enfin la délivrance (qui comprend la naissance du bébé et l’expulsion du placenta),

Ensuite elle nous explique le rôle de chaque hormones qui interviennent dans cette étape de la vie féminine : les prostaglandines qui jouent sur la maturation du col, l’ocytocine qui induit les contractions utérines et plus tard l’attachement mère enfant, l’adrénaline qui joue le rôle de frein et en même temps de booster (c’est à dire quelle nous rend plus fort mais à trop forte dose peut interrompre le processus pour nous permettre de fuir ou de combattre) et les endorphines, qui soulagent la douleur. Ce chapitre m’a donc permis de comprendre « scientifiquement » ce que j’avais intuitivement perçu lors de mon premier accouchement. Ayant eu la péridurale, le travail a fortement ralentit, pour le relancer on m’a injecter de l’ocytocine de synthèse mon corps n’en a donc pas produit m’empêchant de « tomber en amour » de ma fille.

Le grand « secret » est qu’un vagin présente une plus grande capacité à accomplir sa tache lorsqu’on l’imagine ou qu’on la « visualise » en train de se produire. Il faut garder à l’esprit que, sous l’emprise de la peur, une mère a tendance à secréter des hormones qui prolongent ou entravent le travail .

Dans le chapitre 3 elle étudie l’impact de l’état d’esprits sur la douleur ressentit pendant l’accouchement et explore un aspect méconnu de celui ci « le plaisir »,

Dans ce chapitre elle s’interroge sur les différences de ressentit de la douleur et se demande comment le même acte puisse être vécu de manière diametralement opposée entre les femmes ? Et quelles conclusions peut on en tire en vue de se préparer à l’accouchement.

Ce chapitre est si bien developé, il y aurai tant à dire, et il ouvre tellement les yeux sur beaucoup de chose que je ne peut que vous inviter à le lire afin de changer d’état d’esprit et d’avis sur les « douleurs de l’accouchement » qu’on nous promet tant pour peut être espérer vivre ça de manière plus sereine.

Elle fait ainsi un parallèle intéressante avec l’acte sexuel qui peut être tout à la fois extrêmement douloureux ou à l’inverse source d’un plaisir extatique suivant l’habilité et la sensibilité du partenaire et le consentement de la femme.

Il en serait de même pour l’accouchement, la douleur dépendrait ainsi de savoir d’une part si la femme est prête pour cela, et d’autre part de ce qu’elle s’attend à ressentir et de sa peur ou non vis à vis de cela. C’est donc en cela que le milieux anxiogene de l’hopital fait la différence avec un accouchement à la maison ou en maison de naissance entouré d’une presence apaisante et rassurante,

Elle nous parle ainsi de femme ayant accoucher sans douleur, ne se rendant même pas compte qu’elles accouchaient avant que le bébé ne soit la ou encore de naissance orgasmique qui attendrait quand même le chiffre de 32 sur 151 femmes ayant accouché à the Farm. (pour plus d’info sur le sujet c’est la )

Le chapitre 4 est dédié à la loi des sphincters, qui nous explique comment fonctionnent nos sphincter aussi bien ceux pour déféquer, ou uriner que ceux pour accoucher et elles opposent cette loi sur laquelle elle se base dans sa pratique à celle utilisé par les gynécologue qui est celle des trois P (passager, passage et puissance :

ainsi les sphincters :

  • fonctionnent plus facilement dans une atmosphère intime et familière.
  • Peuvent se refermer brusquement sous l’effet de la peur ou de la surprise
  • le rire en facilite l’ouverture
  • une respiration lente et profonde en facilite l’ouverture
  • il existe une corrélation entre une bouche détendue et un col de l’utérus détendue
  • n’obeissent pas aux ordres (demander à une femme d’arrêter de pousser est juste une aberration)

 

Les chapitres 5,6,7,8 et 9 décrivent ce qui se pratique dans les maternités et expliquent en quoi ces interventions sont néfastes à la femme et à l’enfant et comment s’en passer.

Bref un livre à mettre entre les mains de toutes vos amies enceintes, même celles qui souhaitent accoucher en maternité, ne serait ce que pour comprendre le fonctionnement de leur corps pendant cette étape de leur vies.

des liens qui pourraient vous intéresser sur le même sujet

on en parlais déjà ici sur les vendredis intellos

http://mettreaumondeaunaturel.blogspot.fr/

http://unbebebienreel.over-blog.com/pages/Accouchement_sans_peridurale-8325127.html

20 mois

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Mon bébé a 20 mois et depuis quelques semaines on trouve qu’elle a fait un bon dans son évolution alors un petit récapitulatif pour ne pas oublier.

Tu ne parle toujours pas mais tu n’a absolument pas besoin de ça pour te faire comprendre ou pour nous comprendre : papa maman baaaa (sans le teau que maman essaie désespérément de te faire dire) haaaa (pour appeler ta soeur) yaya  pour le téléphone, néné et tété

Tu signe « encore », pique, lapin, papillon. Tu montre ta joue pour réclamer un bisou et commence à envoyer des bisous

Tu imite la grenouille et le poisson à la perfection.

Tu commence à chanter, ce que tu préfére c’est chanter les notes du thermomix.

Ton rituel c’est de dire au revoir à la fenêtre à celui qui part ainsi les séparations ne sont pas sources de pleurs. Mais au contraire de grand sourire.
Tu commence à accepter de ne pas me suivre partout à la seule condition que je te signe « je reviens ».

Tu es toujours autant dans la motricité : tu descend et monte désormais les escaliers seuls et sait très bien te servir de ta motricité fine. Tu viens d’ailleurs de découvrir qu’en montant sur une chaise tu pouvait allumer ou éteindre les lumières. Tu sais d’ailleurs très bien monter et descendre de ta chaise seule.

Tu aimes d’ailleurs toujours autant vider ma bibliothèque de ces livres et DVD au point qu’on se demande si on ne va pas acheter des portes (depuis que tu sais ramper tu la vide…)

Tu adore patouiller et sais très bien bouger ta tour d’observation pour accéder à l’évier. Ton père t’a montrer comment ouvrir et fermer le robinet et c’est un jeu que tu adore.

Tu adore qu’on te dise que tu es jolie surtout quand je t’habille et que tu te précipite devant ton père pour qu’il te dise combien tu es belle.

Tu bois au verre ou à la bouteille seule depuis longtemps, et tu adore remplir ou vider le lave vaisselle.

Tu aimes manger en particulier le chocolat, le jus d’orange ou de pomme et visiblement tu préfère les choux de Bruxelles que prépare tata au pommes de terre.

Tu voue  une véritable passion aux livres et à la musique (en ce moment c’est Pitocha  des Ogres de Barbacks mais toute la famille l’aime ce cd)

Tu adore ta sœur, au point de préférer ses bras à ceux de ta mère qu’on on va te chercher ensemble chez ta nounou chez qui tu adore aller, c’est vrai qu’elle est super, elle t’emmène au RAM, à la ludotheque, son mari t’a construit une tour Montessori comme à la maison pour que tu puisse nourrir bubulle seule, ou cuisiner avec elle. Vous faites de grandes ballades, elle te lit des histoires et te chante des chansons.

Tu adore aller dehors et commence même à réclamer l’écharpe.

Tu es très très très câline, avec ton père et toute la famille on se régale de tes câlins, de tes bisous (juste tes lèvres déposées pas de smack qui clac).

Le sommeil commence lui aussi à se caler, papa te couche vers 20h et s’endort avec toi, au début tu avait besoin d’être contre nous mais maintenant après quelques temps tu te cale contre le mur et tu t’endors dans ton coin après avoir fait un milliard de bisou et de câlin à papa. Même les rares fois ou je te couche, tu tète puis te met dans ton coin pour dormir, on en est pas encore à quitter la chambre avant que tu ne dormes mais on en est pas loin.

A ton premier réveil (avant 23h, désormais plutôt entre 1 et 4h du mat) on te prend dans notre nuit ou tu finit ta nuit. Tu ad de moins en moins besoin de téter pour te rendormir, tu as encore un ou 2 réveils mais soit tu tète et te rendors soit comme cette nuit tu te love contre ton père ou moi et te rendors… que ces moments sont doux.

Tu aimes toujours autant téter t ne semble pas incommoder par le manque de lait ou un éventuelle gout de colostrum, à tel point que je ne sais pas si j’ai encore du lait.

Tu expérimente la frustration mais ce sentiments ne dure jamais longtemps.

Bref tu es une petite fille zen, toujours en train de sourire ou de rire, que nous aimons passionnément.

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De retour

Après le Tsunamis qu’a été la naissance de ma fille, et maintenant que le rythme est prie je me sens des envies de reprendre ce blog, mais sur une autre plateforme : me voici donc chez mon nouveau chez moi.

Je rapatrie au fur et à mesure les articles de mon ancien blog mais j’y perd donc les commentaires.

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Je parle de Tsunamis et pourtant ma fille a été un bébé plutôt facile mais ça a été…un bébé…et on ne m’avait pas dis :

On ne m’avait pas dis que je mettrai un bon mois à ressentir « cette vague d’amour qui emporte tout », oui moi cette vague elle ne m’a emporté que lorsqu’elle m’a fait son premier sourire, (de la à dire que c’est à cause de la péridurale, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément ici  mais j’y reviendrai surement dans un autre article).

On ne m’avait pas dis que je devrais apprendre à n’écouter que mon/notre instinct de maman/parents et faire fi des conseils, plein de bonnes intentions mais profondément déstabilisant car renvoyant à cette fameuse peur d’être « une mauvaise mère ».

On ne m’avait pas dis que le début de l’allaitement serait si difficile (et pourtant je le savais avec tout ce que j’avais lu, mais je crois qu’une part inconsciente pensait que ça viendrait tout seul).

On ne m’avait pas dis que le séjour à la maternité, 3 nuits sans l’HOMME, serait si éprouvant.

On ne m’avait pas dis que notre vie changerait à ce point et que j’aurai autant de mal à l’accepter, autant de mal à accepter de ne plus avoir autant de temps avec l’Homme.

Mais…

Mais depuis, ma fille est un puits sans fond d’amour et de bonheur chaque jour renouvelé. Et je connais enfin ce délicieux ressac d’amour pur

Mais depuis j’ai réalisé que les « conseils » n’étaient que le reflet des peurs de notre entourage et qu’elles leur appartenaient, j’ai réalisé que je devais écouter ma voie intérieure car elle seule (et celle de mon homme) savent ce qui est le mieux pour ma fille, j’ai réalisé que cette voie intérieur devait écouter ce que me dis ma fille car au final c’est elle qui la guide.

Mais depuis j’ai encore plus appris sur l’allaitement, au point d’envisager de devenir animatrice leche league. Après 8 jours de crevasses du à un frein de langue, j’ai pris confiance en moi et nous en sommes à 19 mois d’allaitement.

Mais depuis je sais qu’à la maternité on ne se repose pas, car même si bébé lui dort tranquillement en cododo contre maman, il y a toujours quelqu’un pour rentrer dans ta chambre pour te demander s’il a tété, s’il a remplis sa couche, si tu va bien etc…

Mais depuis je sais que pour ce deuxième bébé en préparation dans mon bidon, je sortirais tôt, très tôt, avec dans l’idée de ne même pas passer une seule nuit à la mater (si tu doute attend l’article sur le lieu ou il est prévu que j’accouche)

Mais depuis je sais que tout ces changements étaient nécessaires et surtout j’ai pu en parler, parler de mes peurs de cet éloignement induis par l’arrivée d’un petit être si dépendant, en parler avec l’haptothérapeute et surtout avec lui. Mais depuis je sais que nous avons changé pour mieux se reformer, qu’on a la chance de travailler au même endroit ce qui nous permet des moments à nous, qu’on a la chance d’avoir ma famille à proximité, qu’on a la chance d’être sur la même longueur d’onde en terme de parentage, qu’on a la chance de savoir se parler, s’écouter, t de tant s’aimer et de surtout s’aimer de la même façon.

Mais depuis je sais que même si je suis tombé dans le maternage proximal à sa naissance ca ne fait pas de moi une mère exclusif, que j’ai su/qu’il a su lui donner/prendre sa place de père, que cette petite fille est donc autant en confiance avec son papa qu’avec sa maman et qu’ils ont un lien magnifique que l’allaitement n’a en rien empêché.

 

Bref on ne m’avais pas dit… mais finallement on a en nous toutes les ressources nécessaires.

 

Chambre de bébé

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A trois semaines du terme, je peaufine le trousseau de ma fille et la machine a coudre chauffe !
Petit aperçu

Une housse cocon pour le coussin d’allaitement afin de lui faire un lit d’appoint (tuto boule de laine créative)

Une housse de matelas a langer avec deux serviette de rechange (housse tissus serviette décathlon et tissus eponge biais)

Des coussinets d’allaitement ( tuto de l’arbre a bébé) deux épaisseurs d’éponge et une d’un simili pull

Reste a finir : son doudou, deux sorties de bain, le tour de lit, des lingettes nettoyantes et a démaquiller (pour moi)
En tricot : son plaid

écho et colère

Depuis que je suis enceinte, je découvre à quel point on perd soudain tout droit au libre arbitre,tout le monde sait tout mieux que vous, sais mieux que vous ce que vous devez faire ou ne pas faire, manger ou pas, ressentir ou pas.

Personne lambda comme soignant, et c’est proportionnelle au nombre d’années d’études apparemment, donc j’ai viré mon gynéco. Mais je suis une personne raisonnable qui aime bien comprendre et qui essaie de faire preuve d’ampathie. J’essaie de relativiser et de comprendre les soignants mais des fois j’ai l’impression de demander la lune, pourtant j’attend juste qu’on me considere comme un être humain avec son libre arbitre et son intelligence et pas que comme un uterus.

Lors de mon rendez vous pour l’écho du 2e trimestre avec une sage femme pas très loin de mon bureau, nous sommes partie à temps mais l’adresse etant très mal faite, on a eu du mal à trouver, résultat on est arrivé avec 7 min de retard ( sans trop stresser, vu qu’avec tous les autres soignants malgrès notre ponctualité on a toujours poirauté entre 10 et 45 min, mais quand même j’aime pas être en retard).
Sauf que celle la, elle était à l’heure, et on a vite senti que déja notre retard n’étaitt pas bien vu. On s’installe et la je constate que j’ai oublié de prendre mon dossier de suivi (peut être le seule jour de toute ma grossesse ou je ne l’aurai pas eu sur moi) donc de nouveau ça coince.
Enfin bref, je m’installe sur la table, elle commence l’examen, en m’expliquant ce qu’elle voit, ce que je trouve super, mais bébé n’est pas dans la bonne position et elle n’arrive pas à voir ce qu’elle veux donc elle commence à s’enerver et finit par …taper sur mon ventre avec la sonde !

J’en reste abasourdie, elle vient de taper sur mon ventre…Ce petit bout que je protège farouchement depuis des mois, qui n’a connu que l’haptonomie, donc que caresse, douceur et tendresse, vient de se prendre des coups !! alors oui ils ne sont pas si fort, et je me doute qu’ils n’ont pas fait mal à mon bébé (même s’ils m’ont fait mal à moi) mais quand même je suis ulcérée, je trouve ca très violent psychologiquement, d’autant que ça n’aura strictement aucun effet sur mon bébé et qu’au final c’est moi qui changerai de position, pour que la sage femme puisse faire correctement son travail.

Et pourtant je ne dis rien, encore honteuse d’être arrivée en retard et sans mon suivi. Mon homme, qui commence à me connaitre m’a vue me renfermer et me tendre, ne sais pas plus comment réagir que moi.

On paye, on sort et c’est la que je réalise que je n’ai rien fait, rien dis alors que j’aurai du.
Quelques jours passe, je digères, mon homme me dis qu’on y retournera pas pour la dernière écho mais je refuse. Il n’y a pas tant d’écho que ça dans le coin et puis mon manque de réaction me laisse un gout d’inachevé, je tente de prendre du recul et de me mettre à la place du soignant, pour elle c’est sans doute une habitude, elle n’a pas compris la portée de son geste, pour moi elle ne devrait pas faire ça, c’est irrespectueux mais je commence à comprendre comment une grosse partie des soignants sont formés : aux gestes techniques, pas forcement à l’empathie et à considérer leurs patients comme des êtres humains.

Et je me dis que si personne ne lui dis ça ne va pas changer.
Alors je reprend rendez vous avec elle pour la dernière écho. C’était hier, pendant une semaine j’ai répété mon speech dans ma tête, un peu stressée, le rdv arrive.
Cette fois on est bien à l’heure, et j’ai mon suivi, je lui donne, elle me demande de m’allonger mais je lui dis qu’avant j’aimerai aborder un point avec elle.
Je lui dis que je respecte son travail, que je conçois qu’elle ai une grosse responsabilité et un imperatif de rentabilité au vu de son appareillage qui me semble très technique et assez couteux, mais que j’ai très mal vécu qu’elle ai tapé sur mon ventre la dernière fois, que j’en ai souffert psychologiquement et physiquement et que je ne veux pas que ça se reproduise, que si mon bébé ne lui permet pas de tout voir, je préfére qu’elle me demande à moi de changer de position.

Elle me regarde, sourie, dis ok. Je ne sais pas si elle à compris, si elle va changer ses habitudes, ou si elle me prend juste pour une emmerdeuse mais au moins elle le sait maintenant.
L’examen se passe bien, mon bébé cache son visage derrière ses mains,je sens l’énervement de la sage femme et sourie quand elle ne peut s’empêcher de tapoter doucement avec la sonde contre mon ventre, je sens que cette pratique est très ancrée en elle, mais elle l’a fait avec légèreté avant de se rappeler ce que je lui ai dis, je pense. Au final encore une fois, je change de position pour qu’elle puisse voir ce qui importe, mais mon bébé n’enlèvera pas ses mains de devant son visage, pas de photo de son profil cette fois, pas grave, je préfère une écho respectueuse !