Grammaire, orthographe et dictée

Voila un certain temps que la sorcière n’avait pas fait un tour sur son blog. Oui mais j’ai une excuse ma bonne dame, je suis enceinte voyez vous ! donc centrée sur mon nombril (qui au passage s’est vachement étiré, au point que j’ai découvert une terre vierge … oui je parle de l’intérieur de mon nombril), et officiellement rentré dans mon troisième trimestre avec la fatigue qui l’accompagne (déja grosse dormeuse à la base, la entre les siestes et les nuits j’approche des 12h…).

Ma fille se porte bien, je ne sais pas si c’est le cas de tout les bébés mais elle est particulierement agitée et donne de sacré coup dans mon coté droit !!, je n’ai finalement pas eu mon concours, j’ai eu 10 aux grands oral et malgrès mes très bonnes notes aux autres épreuves, le coeff de cette épreuve est tel que ça n’a pas marché, après une petite remise en question ( l’oral est censé être ma matière forte, je ne vois pas du tout ou j’ai pu péchée et je ne le saurais jamais donc pour s’améliorer c’est compliqué) j’ai finalement décidé de regarder vers l’avenir : je l’aurai l’année prochaine (ba oui c’est bien connu s’occuper d’un bébé c’est l’idéal pour réviser !!!) en attendant j’ai donc pu me concentrer sur le futur chambre de ma fille qui à 2 mois de mon accouchement est … comment dire… in progress !

Enfin bref je suis de retour avec un certain nombre de post et de mise à jour…et un deuxième article pour les vendredis intellos

 

Grammaire, orthographe et dictée

Dans mon premier article pour les vendredis intellos, je vous avais demandé d’être indulgente avec ma grammaire, sujet qui ferait l’objet d’un prochain article. Aujourd’hui je voudrais donc apporter ma modeste contribution sur le « cas » de l’apprentissage de l’orthographe, de la grammaire et de la conjugaison. Bien sur je ne peux parler qu’en mon nom.

J’ai lu avec intérêt l’article de sciences humaines « comment apprendre l’orthographe » par le titre alléché, pensant y trouver « LA » solution, mais j’ai été comment dire… frustrée !

Pourtant il commençait bien : « Le français est une langue compliquée, avec des règles alambiquées, des conjugaisons pleines de pièges et d’innombrables exceptions… Écrire sans – trop – de fautes nécessite d’acquérir des automatismes rigoureux et de maîtriser des règles complexes. »

jusque la je ne pouvais qu’être d’accord. Pour autant si l’article explique en quoi, apprendre le français est compliqué : « Comme dans tous les systèmes alphabétiques (1), des correspondances systématiques existent entre des lettres ou des graphèmes (2) (/ch/ ou /gn/) et les unités sonores (les phonèmes (3)). Dans un système idéal, un phonème correspondrait à une seule lettre, et inversement : en italien par exemple, le phonème /o/ s’écrit toujours « o ».
 » ce que tout ancien élève avait intuitivement compris. Il ne répond pas à son titre à savoir : comment apprendre l’orthographe.

L’article évoque ensuite l’apprentissage qui se fait en trois phases, et c’est la que mon cas personnel va rentrer en ligne de compte :

la première est l’acquisition du principe alphabétique autrement dis que b +a = ba, ma mère ayant eu des difficultés avec son professeur de CP et effarée par la méthode globale en vogue à mon époque avait décidé de m’apprendre à lire avec la  Methode Boscher l’été avant mon entrée au CP, ce qui fait que je savais lire en entrant au CP, bon compter et écrire c’était autre chose, ce qui fait que je ne me suis pas trop ennuyée durant ma première année d’école primaire.

En revanche, elle s’est pris beaucoup de remarques désagréable de la part de l’enseignante, ce qui fait qu’elle ne l’a pas fait pour mon petit frère qui malheureusement est tombé sur une très mauvaise enseignante, qui est à mon sens, en grande partie responsable de son dégoût pour les études qui le poursuit encore aujourd’hui. De la même manière la fille de mon compagnon est dyslexique, or outre ce problème, la encore elle a eu droit à la méthode globale qui sur une enfant avec ce problème a eu un effet désastreux, encore aujourd’hui elle « flashe » les mots, ce qui l’amène à « lire » des mots qui n’ont parfois aucun rapport avec ceux véritablement écris, simplement parce que ces mots avec les premières et dernières lettres en commun. Et que dire de mon petit cousin, qui en CP en est à sa 7e maîtresse.

J’ai ainsi forgée la certitude que s’il y a une année fondamentale c’est bien celle du CP et que l’apprentissage de la lecture est trop important pour être laissé aux mains de l’éducation nationale. C’est mon humble avis et je sais combien il peut porter à polémique, mais ma fille saura lire avant d’entrée au CP. Pour cet aspect de l’apprentissage du français je n’ai donc pas eu de problème, de plus, j’ai tout de suite aimé lire et ai commencé à lire avec avidité tout ce qui me tombait sous la main ; bibliothèque rose puis verte puis Mary Higgins Clark à 9 ans au grand désespoir de mon père qui trouvait que ce n’était pas de mon âge.

J’y ai donc gagné de maîtriser la seconde phase d’apprentissage (selon l’article) : la mémorisation de formes orthographiques, pour l’auteur « certains individus sont d’excellents lecteurs alors que leur production orthographique est de niveau très faible » mais pour ma part je suis convaincu que c’est ma soif de lecture qui m’a apporté autant de vocabulaire et si peu de problème avec l’orthographe. De plus quand je compare mon niveau d’orthographe en 6e avec celui de ma belle fille, qui dégoûté des efforts qu’elle doit produire pour arriver à lire, ne lis strictement rien, pas même de BD, je ne peux m’empêcher d’y voir un lien.

Enfin et c’est la mon problème, la troisième phase est celle du recours aux règles grammaticales : « Il s’agit là de savoir appliquer des règles, par exemple pour accorder les noms, les adjectifs et les verbes ou encore pour employer les formes verbales. L’impact de la manière dont elles sont enseignées sur la découverte, la mise en place et le fonctionnement de ces différentes dimensions reste en fait mal étudié et évalué »,

Je ne pourrais démentir l’auteur, en France, on ne sait pas comment rendre efficace l’enseignement de la grammaire, pourtant j’ai l’outrecuidance, d’avoir un avis.

Nos grands parents, écrivaient parfaitement et sans fautes, nous nous créons des générations entières d’adulte, honteux de leur façons d’écrire, alors qu’avaient nos ancêtres qui nous fait défaut aujourd’hui ? personnellement je pense que c’est la dictée.

Dans toute ma scolarité, je n’ai eu que deux enseignants qui m’ont fait faire des dictées, le premier en CM1, le second en 6e.

Et je vois le même schéma se reproduire avec ma belle fille : pas de dictée en revanche en 6e on lui fait lire « L’Épopée de Gilgamesh » ou l’illiade et l’odyssé, textes dont je ne déni pas la haute portée intellectuelle, mais dont la lecture est très difficile pour des enfants de 10 ans, j’ai moi même eux du mal à en comprendre certains passages, alors imaginez l’effet que cela peut produire sur des jeunes. Sans l’aide des parents pour aider à comprendre le texte, je n’ose imaginer ce que cela peut donner en classe.

Pourtant, même si la dictée n’est pas un exercice simple, elle aide, je pense à intégrer des automatismes, en effet mon problème n’est pas de ne pas connaître les règles de grammaire et de conjugaison mais simplement que si je pense à les appliquer, en même temps que j’écris, alors je perds le fil de ma pensée. Comme lorsqu’on apprend à conduire, au début on est tellement concentré sur le jeu des pieds et des pédales, que l’on est pas très attentif à la route, mais ensuite quand les pieds agissent tout seul sur les pédales, alors le cerveau est entièrement concentré sur la route. Ainsi mon prof de 6e avait détecté chez moi une forte propension aux fautes de « a et à, et et est, ou et où, son et sont »

Pendant mon année de 6e, chaque semaine, on avait une dictée, la première fois il comptait les fautes normalement, si la fois d’après on refaisait le même genre de fautes la on perdait 2 points, la fois d’après 4 points, puis 8 points… autant vous dire que j’ai eu des -40 en dictée cette année là, mais qu’aujourd’hui je ne fais plus ce genre de fautes. Pourquoi parce que c’était devenu un automatisme auquel je ne pensais plus.

Mes problèmes de grammaires et de conjugaison m’ont poursuivi toutes ma scolarité, sans plus me pénaliser que ça, je passais d’un 16 à un 14 en rédaction, pas assez dissuasif pour m’obliger à faire attention, et cela a continué jusqu’à mon arrivé dans la vie active. Imaginer la honte et la frustration qu’on ressent lorsqu’on se fait retoquer 5 fois de suite une note parce qu’il reste toujours des fautes.

De la même manière je pense qu’il faudrait revenir à des règles simples de grammaire et de conjugaison, mais répétée encore et encore. Quel est l’intérêt de savoir que telle phrase est une phrase simple ou complexe, relative de cause ou subordonnée de machin, quand on écris, on a pas le temps de se demandé si tel adjectif est épithète ou non, on dois juste se rappeler qu’il s’accorde en genre et en nombre avec son sujet.

Aussi je pense sincèrement qu’un peu moins de « culture général » et un peu plus de dictée, et revenir aux règles de bases de la grammaire et de la conjugaison, ne pourrait que faire du bien à l’éducation de nos enfants… ou alors on abandonne totalement l’idée d’écrire sans faute et on dis merci aux correcteurs de grammaire de plus en plus perfectionné (je remercie au passage celui de « writer »)

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